Association des légumes au potager selon leurs besoins en eau

Il existe plusieurs manières d’associer ses légumes. Dans cet article, nous nous intéresserons à l’association des légumes au potager selon leurs besoins en eau.

1/ Des besoins en eau naturels différents

Les légumes plantés au jardin ont des besoins par nature différents. Certains de part leur origine géographique, d’autres par la profondeur de leurs racines . Ils existent même des adaptations des légumes au fil des années selon leur vécu dans votre jardin. Ainsi la récolte de graines d’un plant qui aura survécu à une canicule auront davantage de chance de voir leurs besoin s en eau diminués les années suivantes. Les plantes s’adaptent au fil du temps. Ainsi elles sont également capables de limiter l’évaporation de leurs feuillages!

2/ Des associations par nature incompatibles

Les légumes feuilles ou à fruits nécessiteront une plus grande quantité d’eau que les bulbes.

En effet, les derniers auront tendance à pourrir en présence d’une quantité excessive d’eau.

Ainsi les oignons, ails et échalotes n’apprécieront pas les arrosages fréquents de vos salades ou pastèques.

La nature est toutefois bien faite: les légumes feuilles par exemple supportent très mal les grosses chaleurs et termineront leur cycle d’eux mêmes. Les arrosages n’ayant plus lieu d’être les bulbes peuvent terminer leur croissance avec un apport d’eau bien plus modéré.

Si vous tentez tout de même l’association ( légumes feuilles/bulbes), veillez à un bon drainage de votre eau d’arrosage, évitez le paillage pour ne pas conserver trop d’humidité dans le sol et arroser si possible peu mais fréquemment: cela permettra à l’eau d’accéder aux racines des salades en surface tout en évitant qu’elle atteigne les bulbes.

3/ Des systèmes d’arrosage différents selon vos légumes

Certains plants sont particulièrement sensibles à leur manière d’être arrosé: c’est le cas des solanacées et des cucurbitacées. Tomates, poivrons, courges, concombres, courgettes, etc développeront de l’oïdium ( feuillage blanchi) ou du mildiou ( feuillage jauni) en cas d’arrosage des feuilles. Il faudra donc absolument privilégier un arrosage de la base de la plante et évitant que les feuilles ne soient exposées par exemple au paillage et à son humidité ( il faudra supprimer les tiges trop proches du sol).

Au contraire, la plupart des légumes feuilles ( hors méditerranéens) ou les fleurs apprécieront d’être hydratés par un arrosage des feuilles.

Attention donc à ne pas mettre les légumes dans le même panier 🙂

4/Un tableau des besoins en eau des principaux légumes

A D-E P
aubergine  ++ échalote + panais +
aneth + endive + pastèque +++
artichaut +++ épinard +++ piment et le  poivron +
B F poireau ++
basilic +++ fenouil bulbeux +++  pois +++
betterave ++ fève ++ pomme de terre +
brocoli ++ H potiron ++
C le haricot ++ Q – R
cardon ++ L radis ++
carotte + laitue +++ rhubarbe +++
céleri branche ++ lentille+ romarin +
céleri-rave +++  M roquette ++
cerfeuil +++ mâche +++ S
chicorée +++ maïs++ salsifis +++
chou d’hiver +++ menthe+++ sarriette +
chou Bruxelles + melon+++ sauge officinale ++
chou-fleur +++ soja+++
coriandre ++ N T
cornichon et le concombre +++ navet + thym +
courge et la courgette +++ O tomate ++
cresson alénois +++ oignon +
crosne + origan +
oseille +

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Les principales erreurs à éviter au jardin

Les beaux jours reviennent et c’est décidé: cette année vous vous occupez du jardin! Afin d’éviter quelques déceptions, vous trouverez dans cet article les principales erreurs à éviter au jardin.

 

1/ Se ruiner dans l’achat de graines en tous genres.

Les catalogues font rêver et pourtant c’est le premier piège: vouloir tout planter.

Le prix de chaque paquet varie entre 2€50 et 4€, autant dire que la facture peut vitre grimper!

Mon premier conseil, si vous débutez au jardin est de sélectionner au maximum 5 types de graines maximum. Se concentrer sur toutes les étapes pour réussir les semis demande du temps et un suivi attentif. S’éparpiller se révèle être donc une source potentiel de pertes de temps mais aussi d’argent.

De plus, il est tout à fait possible de réussir à cultiver un potager sans acheter des graines: les graines de vos tomates, poivrons et autres légumes de saisons pourront tout à fait germer et produire des récoltes satisfaisantes!

 

2/ Démultiplier les zones de culture.

Si vous débutez en jardinage, je vous conseille vivement de vous concentrer sur des zones spécifiques et délimitées. Cela aura plusieurs avantages: arrosages ciblés, suivis des pousses, temps consacré au jardin moins long.

Il ne faut pas oublier que les végétaux sont des êtres vivants et qu’à ce titre, ils ont besoin d’attention: si votre temps dédié au jardin est limité, mieux vaut donc le centrer pour mettre toutes les chances de son côté.

Petit à petit, vous pourrez agrandir vos zones de culture.

 

3/ Se procurer des plants onéreux.

La croissance des végétaux demande de s’adapter à un temps propre, souvent déconnecté du nôtre. Vouloir profiter de récoltes rapidement implique d’investir dans des plants coûteux.

La stratégie est aléatoire. En effet, installer une plante n’est pas forcément couronné de succès. Ces dames sont souvent capricieuses et pourront malgré toutes les attentions ne pas apprécier leur nouvel environnement et dépérir.

Il est souvent plus pertinent d’investir dans un plant plus jeune et donc moins cher. Parfois même, la croissance est vigoureuse et très vite, le plant peut atteindre la hauteur souhaitée si l’adaptation est bonne.

 

4/Installer un poulailler ou un bassin sans avoir réfléchi aux conséquences que cela implique.

L’autosuffisance et le souhait de créer une harmonie chez soi ne doivent pas être les seuls moteurs au choix d’accueillir des êtres vivants .

Au même titre qu’un chat ou un chien, les poules et poissons devront être nourris correctement et bénéficier d’un environnement agréable même en cas d’absence. Pour plus de précisions, vous pourrez lire mon témoignage ici.

 

5/ Espérer une autosuffisance absolue et rapide.

C’est une folle promesse mais aussi la plus douce : espérer nourrir sa famille grâce au jardin.

Si certains y tendent plus ou moins, la réalité est qu’une autosuffisance est très difficile voire impossible à atteindre. Elle nécessite un espace assez vaste, un travail acharné mais aussi un lien avec autrui pour pouvoir échanger et se procurer ce dont on a besoin.

Jardiner et cultiver permettent de se réapproprier des savoirs égarés, de se satisfaire d’avoir réussi à maîtriser une nature insaisissable et enfin à éprouver une fierté certaine de consommer le fruit de son travail. Toutefois, ceux qui ont tenté l’aventure vous le confirmeront: une autosuffisance absolue et rapide telle qu’on la conçoit, sans renier drastiquement sur nos besoins et habitudes de vie, est une chimère.

Ces quelques recommandations visent à éviter que plusieurs apprentis jardiniers baissent les bras ou soient déçus par des promesses qui n’en sont pas vraiment.. Avoir à l’esprit que quoiqu’il arrive, la nature reprend toujours le dessus n’est pas un aveu d’échec mais bien une forme d’humilité que tout bon jardinier devrait avoir à l’esprit 😉

 

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J’ai testé pour vous la rénovation énergétique d’une maison

Les factures d’énergie pèsent de plus en plus lourds dans le quotidien des français. C’était encore il y a peu de temps notre cas. Plus de 350€/mois de dépenses cumulées en électricité, fioul domestique et bois en 2017 pour notre maison: un véritable gouffre financier. Il fallait agir et vite. Dans cet article, mon retour d’expérience sur la rénovation énergétique d’une maison.

L’énergie: un coût à ne pas négliger dans l’achat de votre résidence principale.

A l’achat de sa résidence principale, beaucoup de paramètres sont pris en compte: surface, aspect général de la maison, terrain, prix au m2.

Pourtant un détail doit impérativement attirer votre attention: l’isolation générale et le systèmes de chauffage central et d’eau sanitaire.

En effet, le coût peut faire rapidement faire grimper la mensualité dédiée à votre logement.

A vos calculettes. Mieux vaut payer une maison isolée et économe légèrement plus chère à l’achat plutôt que de devoir supporter la charge du coût de l’énergie chaque mois + le futur coût d’une rénovation énergétique d’une maison.

A l ‘achat 4 points à vérifier: l’isolation de vos murs, combles et fenêtres et un système de chauffage efficace et non énergivore.

Vous êtes propriétaires et ne savez pas par où commencer? C’est simple. Primo: Améliorer l’isolation Deuzio: Améliorer son système de chauffage.

1/ L’isolation des combles pour la rénovation énergétique d’une maison.

Première bonne nouvelle. Les pubs  » votre isolation à 1€ » ne sont pas mensongères ( enfin pas tout à fait précises non plus). Ce sont les ménages les plus modestes qui paieront cette somme symbolique. Pour les autres, le coût après aides de l’Etat et crédit d’impôt baisse considérablement.

Afin d’éviter que vous fassiez une avance de trésorerie, de nombreuses entreprises avancent les aides et se font rembourser directement par les organismes d’Etat.

Bilan de l’investissement: la chaleur ne s’évapore plus par le plafond, c’est une bonne chose, mais cela ne suffit pas à améliorer significativement la consommation énergétique de la maison. L’isolation des combles est donc à penser uniquement comme un élément dans une rénovation globale et ne pourra pas se limiter à elle même.

2/ Les fenêtres pour la rénovation énergétique d’une maison.

Avant d’entreprendre d’isoler les murs donnant sur l’extérieur, il sera nécessaire de vérifier l’état général de vos fenêtres. Objectivement, c’est le sujet le plus délicat .

En effet, leurs rénovations peut être assez lourdes et coûteuses au regard du réel gain énergétique. Toutefois, on pourrait également se dire que quitte à rénover, autant le faire jusqu’au bout. Certes. Mais l’idée n’est pas non plus de se ruiner.

Le coût du changements des fenêtres est lourd et les aides assez faibles si vous passez par des professionnels.

Trois possibilités:

1/ Vous y allez franco, tant pis pour la dépense.

2/ Vous êtes bricoleurs et vous vous sentez de changez seuls vos fenêtres.

3/ L’état global est acceptable: l’ajout de volets roulants isolants en façades par exemple pourra limiter les pertes d’énergie.

A savoir: changer totalement ses fenêtres impliquera de retravailler les murs intérieurs et extérieurs . Dans notre cas, c’est monsieur qui s’est occupé de changer les fenêtres. La facture en passant par un professionnel était beaucoup trop salé pour notre budget.

3/ L’isolation des murs donnant sur l’extérieur pour la rénovation énergétique d’une maison.

C’est LA solution la plus efficace dans la rénovation énergétique d’une résidence principale.

2 moyens:

A/ L’isolation par l’intérieur: la plus classique et la moins chère. Murs de placo isolés à la laine de verre en bonne épaisseur. Inconvénient: l’isolation par l’intérieur fait perdre de la surface habitable et nécessite de repartir à 0 dans les pièces concernées.

B/ L’isolation par l’extérieur: c’est celle que nous avons choisi.

En effet, ayant refait nos fenêtres l’état de notre façade laissait à désirer. Après devis, il s’est avéré qu’un simple ravalement de façade reviendrait plus cher qu’une isolation par l’extérieur avec façade neuve!

En effet, après avoir déduit les aides de l’Etat, le crédit d’impôt et pouvant obtenir un financement à 0%, la solution était clairement plus avantageuse.

Bilan de l’investissement: Un réel changement. Finies les pièces froides ou suffocantes. La température est agréable et la chaleur ne se disperse pas. C’est lors de l’été et des épisodes de canicules que la différence s’est encore plus fait sentir. Fini les murs « radiateurs » chauffés par le soleil en plein mois de juillet!

 

La première étape concernant l’isolation est terminée. Vous l’aurez compris, elle est indispensable. Sans elle, chauffer sa maison revient à sa balader en plein hiver en pyjama en se réchauffant avec un radiateur: vous n’aurez pas froid certes, mais la solution sera beaucoup plus coûteuse que d’investir dans une bonne combinaison de ski!

Une maison isolée doit toutefois respirer. C’est pourquoi les constructions neuves sont dotées de système de VMC performants ( double flux). Dans notre situation propre, après observations, une vmc classique suffisait à renouveler l’air de manière satisfaisante sans grand impact sur la température de la maison ( grande surface). A vous de juger de la pertinence ou non de ce poste de rénovation.

4/ Le système de chauffage et d’eau sanitaire pour la rénovation énergétique d’une maison.

La maison était chauffée par une chaudière mixte fioul/électrique et au bois par le biais d’une vieille cheminée avec insert. Les variations du prix du fioul et l’augmentation constante du prix de l’électricité devaient intenables. Quant au bois, le rendement était peu performant et les quantités à brûler énormes. Sans parler de la nécessité de stocker et de réalimenter le foyer. Enfin les changements de températures étaient brutaux à la hausse comme à la baisse.

Notre choix: remplacer la cheminée par un poêle performant + remplacer la chaudière fioul + le cumulus électrique par une chaudière gaz à condensation.

Bilan de l’investissement: Nous avons choisi de garder un système de chauffage mixte: une bonne flambée tout en étant agréable, permet de baisser sa consommation de gaz. La chaudière à gaz à condensation permet de réguler la température de la maison et de l’eau à moindre frais grâce à un très bon rendement. En outre, la gestion passive est un vrai plus ( fini les livraisons de fioul et de bois).

 

Bilan:

Investissement: environ 15 000€ ( maison de 180m² avec un étage semi-enterré)

Aides diverses ( chèques énergies): – 3000€

Crédits d’impôts : – 4500€

Coût réel supporté : 7500€.

Factures énergies avant 2018: 350€/mois .

Factures énergies après 2018: 180€/mois .

Soit 170€/gain par mois soit 2040€/an de gain.

7500€/ 2040€= Moins de 4 ans avant amortissement total de l’investissement ( financé intégralement par un Eco PTZ à taux 0%).

Concrètement cela signifie qu’aujourd’hui nous payons par mois 180€/mois en frais d’énergie + 150€ de frais de crédit mais pour une maison entièrement rénovée. Enfin, la charge du crédit va disparaître ce qui n’aurait pas été le cas des 350€ de départ en énergie si nous n’avions pas entrepris de travaux. Au contraire elle aurait progressivement augmenté.

Il est vrai qu’investir dans la rénovation énergétique de sa maison peut faire peur du point de vue financier. Cependant, l’évolution de nos systèmes fait craindre une flambée des prix dans les années à venir. Le coût pour les ménages risque de peser de plus en plus lourd. Les ménages les plus modestes peuvent être particulièrement aidés. Il faut absolument se faire accompagner par l ‘ANAH.

Rénovation énergétique d'une maison: évolution du prix du Kwh

Pour vous aider, un simulateur intéressant pour comparer l’investissement et l’inaction sur plusieurs années : https://www.ecorenover.org/

Un autre pour comparer 4 systèmes de chauffage: https://www.thermix.org/

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