Aménager un nouveau terrain en permaculture.

Vous venez d’emménager dans une nouvelle maison et le terrain est en friche? Vous ne savez pas par quel bout commencer? Dans cet article, vous trouverez quelques conseils pour aménager un nouveau terrain en permaculture , appelé aussi le design en permaculture.

1- Cerner vos envies.

C’est la 1ère étape. Que souhaitez vous installer sur votre parcelle?

Un potager seul ou accompagné:

– d’arbres fruitiers.

– d’un poulailler.

– d’un bassin.

2- Le « design » en permaculture.

Une fois vos envies cernées, la seconde étape consistera à placer correctement chaque élément. C’est l’étape fondamentale sur laquelle il vous faudra réfléchir longuement. Ne la négligez pas! La précipitation vous coûtera en énergie, en temps et en argent. Tout recommencer serait dommage!

Voici une liste (non exhaustive)  des éléments à prendre en considération:

– Si vous plantez des arbres, pensez à la future ombre qu’ils généreront et à leur taille à maturité.

– Votre potager devra profiter de plusieurs heures d’ensoleillement. Attention donc à ne pas le prévoir sous futur arbre qui créera beaucoup d’ombre!

– Poulailler et potager ne font pas bon ménage, chacun son emplacement!

– Le bassin sera éloigné des arbres pour éviter la pollution des feuilles/pollens.

– Pensez à la circulation dans votre potager. Prévoir des allées sous peine de devoir piétiner vos futures plantations!

3- Créer un terrain favorable pour ses futures plantations.

Un conseil:  mieux vaut parfois commencer petit plutôt que de se lancer dans un chantier chronophage et fastidieux.

Si l’espace que vous souhaitez consacrer à votre potager est conséquent, je vous conseille de le diviser en plusieurs espaces. Délimitez chaque espace comme par exemple expliqué ici.

Concentrez vous au fur et à mesure sur chaque espace.

Sur 1 ou 2 espaces, si vous souhaitez rapidement vous lancer au jardin, vous pourrez y consacrer du temps et de l’énergie selon les techniques traditionnelles de jardinage: désherbage, terre retournée, apport de fumier.

Sur les autres espaces, laissez la nature travailler à votre place pour aménager un terrain en permaculture sans efforts!

Pour désherbez rien de plus simple: recouvrez de cartons quelques semaines. Le manque de lumière empêchera la croissance des végétaux.

Une fois la terre nue, recouvrez la de tout élément végétal sous la main. Tonte, feuilles mortes, déchets de cuisine ( uniquement végétal). Tout fera l’affaire! L’important est de couvrir la surface du sol pour créer des conditions optimales à la vie. Insectes et vers de terre se feront un plaisir de travailler le sol pour vous.

Une autre technique consiste à ameublir la terre en cultivant des pommes de terre. Toutes les étapes ici.

Une fois la terre ameublie après quelques mois, elle sera prête à accueillir vos plantations.

A noter: vous pouvez également tenter sur vos espaces les cultures sur butte et en lasagnes sur des parcelles délaissées. Ce sont des techniques qui ont leurs avantages et leurs limites. Mon avis ici.

4- Choisir ses semis.

Lorsqu’on débute, c’est simple, on a littéralement envie de tout faire pousser.

Se procurer des graines peut s’avérer onéreux surtout lorsque l’on se rend compte une fois récoltée que personne à la maison n’aime le légume en question!

Choisissez selon vos goûts et n’hésitez pas à varier les saveurs au sein d’une même espèce! Il existe une infinité de variétés de tomates, courgettes, salades!

5- Penser son potager dans la durée.

Rien de plus satisfaisant que de recueillir les graines de ses propres légumes et de leur redonner vie les années suivantes…

N’hésitez pas non plus à ne pas tout récolter: laissez des plants en place ou des fruits au sol permettra un semis spontané lorsque celles ci monteront en graines.

 

Le design en permaculture sur votre terrain se développera grâce à vos observations et à vos expériences. A vous de jouer!

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Variétés anciennes reproductibles, Hybrides, plants F1, OGM.. Késako?

Impossible d’y échapper en jardinerie.  Les plants F1 sont incontournables. Les courgettes, melons, poivrons suivis de la mention F1 sont partout..

Pourtant difficile de comprendre exactement ce qu’il en est. Quelle différence avec les OGM? Quels avantages à acheter ce type de plants? Sont-ils dangereux pour la santé? Toutes les réponses dans cet article.

 

1- Un plant F1, qu’est ce que c’est?

Pour schématiser, prenons la comparaison avec l’être humain. Une maman a un gène lui permettant d’éviter d’avoir un seul gramme de cellulite, un papa celui d’éviter de prendre trop de poids qu’importe l’alimentation. Ces parents ont une fille: elle hérite de chacun de ces supers gènes de ses parents.  Voici donc une enfant « F1 »: elle est l’hybridation, le mélange, le métissage entre le patrimoine génétique de ses deux parents et a donc hérité de deux supers propriétés ( ça parlera à la gente féminine dont je fais parti :-))

 

Ce mélange des gènes se fait soit naturellement, soit en laboratoire ( lorsque par exemple, on évite qu’un gène malade soit transmis à un enfant). Ce phénomène peut donc être naturel ou artificiel. C’est strictement le même processus chez les plantes avec un phénomène supplémentaire: l’HETEROSIS.  Les qualités des parents seront décuplés chez la première génération!

 

2- Et un plant OGM?

Continuons la comparaison avec l’Homme et notre petite fille citée plus haut…

Cette fois ci , pas de bébé conçu de manière naturelle . Tout se passe en laboratoire. En plus d’avoir hérité des supers gènes lui évitant les régimes et autres crèmes,  on pourra par exemple intégrer à notre petite fille un gène.. présent chez un chat.  Nous voici donc avec un bébé ultra-svelte capable entre autre de voir clairement dans le noir…

Et voici donc notre parallèle avec le plant OGM: on ajoute des gènes appartenant à une autre espèce pour créer un « mutant » avec de nouvelles supers propriétés.

3- Les plants F1 sont-ils dangereux?

Le processus d’hybridation se crée naturellement dans la nature. Il n’y a donc aucun danger à consommer un plant F1.

Toutefois, à l’image de Kate Moss, il est fort peu probable que la génération suivante soit identique à la première..

Pour obtenir un plant identique à celui acheté, vous ne pourrez pas récupérer les graines. Si vous le faites quand même, vous aurez bien des nouveaux plants, mais différents… C’est un peu la surprise à tous les niveaux.. Comme pour les êtres humains!

Fini aussi pour le phénomène d’hétérosis qui ne se produit que pour la 1ère génération, la plante perdra donc forcément de sa vigueur.

Seule solution si vous souhaitez absolument obtenir le même plant avec ses caractéristiques sympas: le racheter… Pas très perma…

C’est ici la différence fondamentale avec les variétés anciennes reproductibles : si vous semez et récoltez les graines de ces variétés vous aurez des copies identiques à la plante mère… sauf si bien sûr une hybridation naturelle se crée dans votre jardin! Vous aurez donc une variété F1 naturelle dont vous pourrez choisir ou non de récolter les graines. Sinon, rien de plus simple, il vous suffira de prélever les graines du plant identique à celui semé. Il sera toutefois fréquent que les rendements et la résistance aux maladies soient plus forts chez les plants F1 qui ont été sélectionnés dans ce but précis.

4-Les plants OGM sont-ils dangereux?

Ce qui est certain, c’est qu’à la différence de l’hybridation, la nature ne reproduit pas le processus OGM.Quant à connaître la toxicité de ces plants, chacun est libre de ses convictions. Les scientifiques n’ont pas assez de recul sur les effets à long terme de ces plants mutants.. Autre problème: les graines sont reproductibles…. et peuvent donc s’hybrider naturellement avec des plants non OGM sans que cela ne soit maîtrisable par l’Homme.. Si de telles hybridations venaient à se propager, les plants OGM risqueraient de se propager sur la planète alors que les effets à longs termes comme évoqués plus hauts ne sont pas encore tranchés..

 

Bilan: Les plants F1 souffrent de l’amalgame avec les plants OGM. Il est vrai que leur dénomination ne tend pas à rassurer les jardiniers…

Entre des plants F1 et des plants de variétés anciennes reproductibles, tout dépendra du souhait de chacun dans son potager en prenant compte des avantages et des limites de chacun. A vous de choisir….!

 

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J’ai testé pour vous la culture sur butte et la culture en lasagnes.

Voici quelques années que je m’intéresse au jardinage selon la philosophie de la permaculture.

Parmi les techniques existantes et très populaires ces dernière années, j’ai testé la culture sur butte et la culture en lasagnes. Bilan des expériences…

1- La culture sur butte.

Elle consiste à littéralement créer une « butte » en superposant des éléments: grosses bûches de bois, puis branches, branchages, compost, terre et paillage.

Mon avis:

Cette technique demande une quantité de matières non négligeable.. J’ai dû acheter des sacs de terreau et de terre pour terminer ma butte! En effet, il faut un minimum de 20cm bien tassé de terre au dessus des matières carbonées ( bois) pour que les végétaux puissent se développer correctement. On ne s’en rend peut être pas forcément compte mais cela fait un sacré volume de terre..

Je me suis donc posée la question de l’intérêt d’une technique qui me contraignait à aller en magasins pour acheter de la terre..

Cette technique n’est donc à mon avis pertinente dans la seule mesure où vous pouvez disposer sur votre terrain d’une grande quantité de terre à prélever sur place. 

Deuxième observation:

Attention à la faim d’azote! La grande quantité de bois aura besoin pour se dégrader s’une grande quantité d’azote. Azote qui sera puisé dans le sol au détriment de la croissance de vos végétaux.. Veillez donc bien à apporter un apport suffisant en azote sous peine de déséquilibrer votre butte.

La difficulté est de trouver le juste équilibre carbone/azote ,ce qui n’est pas évident..

L’avantage incontestable de cette technique est le taux d’absorption de l’eau: le sol sous le paillage est toujours humide malgré la canicule et sans arrosage.

2- La culture en lasagnes

L’idée est d’alterner une couche de matière carbonée et une couche de matière azotée sur plusieurs niveaux et de terminer par une couche de terre. Exemple: une couche de paille, puis une une couche d’herbe tondue etc.

La mise en place de cette technique est plus simple dans un jardin que la technique de la butte. L’avantage également est que l’équilibre azote/carbone est plus simple à réaliser par le système alterné de couches successives.

Pour éviter un déséquilibre sur la durée, veillez tout de même à superposer des matières se décomposant à peu près simultanément. Si vous superposez par exemple de la tonte et des branchages, la tonte se dégradera vite et resteront les branchages qui eux mettront beaucoup plus de temps. Vous vous retrouverez donc avec un déséquilibre.

La lasagne sera menée à « s »affaisser » dans le temps après la décomposition des couches, c’est normal. Je vous conseille de planter des plantes potagères annuelles pour pouvoir reconstituer votre lasagne à la fin de son cycle et d’éviter les cultures longue durée comme celles de fraises sur ce type de technique.


Bilan: plusieurs techniques de jardinage existent en permaculture. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Le mieux est de les tester vous même et d’adopter celles qui vous correspondent le plus.

Pour ma part, je conseillerais la culture sur butte sur des parcelles assez grandes et la culture en lasagnes sur des surfaces plus modestes.

Mais ce ne sont pas les seules techniques possibles! Après en avoir essayé plusieurs, ma préférence va à la plus simple.. Pailler en couches épaisses ma terre pendant l’hiver pour permettre à la vie souterraine de travailler ma terre. Au printemps, je me contente de semer . Facile non? 😉

 

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Vous pouvez également nous rejoindre pour poser vos questions sur notre groupe  » La main verte »! »

Pour aller plus loin, plusieurs ouvrages existent. Bonne lecture!