Cultiver la patate douce : c’est parti !

En ce début d’hiver, si le potager est au repos, il est déjà temps de préparer la prochaine saison. Si vous souhaitez cultiver la patate douce, c’est dès maintenant qu’il faut commencer!

1- La patate douce, qu’est ce que c’est?

Ne pas fier à son nom, ce n’est pas une pomme de terre. Figurez vous qu’elle fait parti de la même famille qu’une plante souvent peu appréciée au jardin….Le liseron!

Pourtant, comme la pomme de terre, c’est bien la tubercule sous la terre qui nous intéresse.

Très intéressante sur le plan nutritionnel elle l’est aussi dans son utilisation en cuisine. Les frites de patate douce sont appréciées par tous!

2- Peut on la cultiver en France?

La réponse est oui! J’ai cultivé les 2 variétés que l’on retrouve dans le commerce ( les roses et les jaunes)qui viennent principalement d’Amérique du sud . Les deux variétés ont produit. D’ailleurs des producteurs la cultive en France.

3- Comment les faire pousser?

Vous aurez 2 possibilités. Soit l’achat au mois de mai en jardinerie d’un plant ( souvent onéreux) ou, ce que je vous propose ici, en créant vos propres plants.

4- Faire germer la patate douce.

Vous pourrez acheter n’importe quelle patate douce dans le commerce. Si elles ne sont pas bio, veillez à bien nettoyer la peau à l’eau claire puis à l’essuyer pour les débarrasser d’éventuels résidus de pesticides.

Ensuite, il existe 2 techniques. La germination par l’eau ou la germination par la terre. Pour avoir tester les 2 techniques, je recommande la germination par l’eau. En effet, il est plus simple de suivre l’évolution de la germination et en cas de pourriture par exemple, vous en vous rendrez plus vite compte visuellement.

5- Comment faire germer la patate douce grâce à l’eau.

Observer votre patate douce. Elle possède un côté plutôt arrondi et un côté plutôt pointu. Le côté pointu sera dirigé vers le bas. C’est lui qui sera légèrement au contact de l’eau. Planter 2 cure-dents et faire tremper sur 1 cm la patate douce. Elle devra ensuite être exposée à la lumière dans une pièce à au moins 20°. Pour ma part, j’avais essayé avec une patate douce qui n’était même pas entière, ça a fonctionné également!

6- La germination de la patate douce.

Au bout d’environ 5 jours à une semaine, de petites racines vont se développer. Elles vont peu à peu grossir. C’est le moment d’observer le sommet de votre patate douce. De petits bourgeons devraient commencer à apparaître: ce sont les futurs plants!  Il faudra au moins 3 bonnes semaines pour que les bourgeons démarrent bien.

7- Le développement et le bouturage.

Le réseau racinaire va s’étendre toujours dans l’eau. Les bourgeons auront laissé place à des tiges sur lesquelles des feuilles poussent. Lorsque les tiges atteignent une à une environ 8cm, vous pourrez les prélever délicatement. A ce stade, nous serons déjà à presque 5/6 semaines depuis le début du processus de germination.

Avec une pince coupante, sectionner la tige au niveau du contact avec la patate douce. Plantez là dans un pot ( éviter les godets trop petits) rempli de terreau et arroser abondamment.

Afin que le bouturage fonctionne il est important que le terreau reste humide et chaud. Sans noyer le godet, arroser le plant quotidiennement. La température devra se situer aux alentours des 20°. Il est important d’effectuer plusieurs bouturages. En effet, la nature est capricieuse, certaines boutures prendront et d’autres pas!

La bouture est réussie si de nouvelles feuilles apparaissent. Comptez environ 2 semaines. Une fois les racines développées, le plant continuera alors sa croissance.

8- Le repiquage en pleine terre.

Il ne sera possible qu’après les dernières gelées soit pas avant la mi-mai. Dépotez le plant est plantez le dans une terre assez meuble. En terre argileuse la culture de la patate douce est difficile.. Les terres légères facilitent le développement des tubercules.

La plante se développe à la manière de son cousin le liseron: elle court! Pour l’arrosage, se fier aux feuilles. Si elles se mettent à manquer de vigueur, arrosez.

9- La récolte.

A partir du mois d’octobre, vient le temps de la récolte! Et c’est la surprise! Les plants ont ils donné? Veillez à y aller doucement, la patate douce est fragile..

Si la culture a fonctionné, félicitations! Sinon pas de panique, on retente l’année prochaine ! Pour ma première expérience, j’ai récolté 600g!

10- La conservation.

La patate douce se conserve dans des conditions assez particulières. Elles peuvent se garder 6 mois par exemple à condition de les conserver strictement entre 13 et 16° !

Pour ma part je préfère les cuisiner et congeler ensuite les plats déjà cuits.

 

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Le compostage de surface

L’hiver approche, le sol est recouvert d’un paillage pour le protéger du froid. Les sorties au jardin se font rare… C’est le moment de privilégier le compostage de surface!

1- Le compostage de surface: qu’est ce que c’est?

Rien de plus simple: le compostage de surface consiste à déposer à même le sol ses déchets verts. Épluchures, restes de fruits et légumes à même le sol au potager.

compostage de surface

2- Pourquoi faire?

La décomposition à même le sol présente de nombreux avantages. Dans un premier temps, tous les nutriments se déposent à l ‘endroit souhaité sans aucune perte.  Dans un second temps, la décomposition crée de l’énergie, en occurrence de la chaleur. Cette chaleur va permettre de réchauffer la terre et va profiter à la vie du sol.

3- C’est peu ragoûtant?!

Il est sûr que les restes végétaux à même le sol peuvent en effrayer plus d’un. Pour ma part, je privilégie le compostage de surface en hiver afin d’éviter les désagréments visuels ou olfactifs. La forte humidité de l’hiver accélère fortement la décomposition. Au printemps, la terre aura été nourrie sans aucune traces de déchets!

4- Recouvrir les déchets de cuisine de matière carbonée.

En plus de cacher visuellement les déchets peu esthétiques, cette technique possède un autre avantage: celle de fixer les nitrates dans le sol.

En effet lors de la décomposition des déchets de cuisine, l’azote se décompose en nitrates ( minéralisation).

Si aucune plante ne l’utilise, celui ci est lessivé par les pluies et finit par polluer les nappes phréatiques souterraines.

Pour fixer ces nitrates, une solution: ajouter au compostage de surface de la matière carbonée comme du BRF, des feuilles mortes. En effet ces matières ont besoin d’azote pour se décomposer. Ainsi les nitrates seront utilisées pour la décomposition et viendront enrichir votre sol.

paillage

paillage de feuilles mortes

 

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Comment protéger les plantes du froid?

L’hiver approche à grands pas! Le temps est venu de s’assurer que tout le jardin traversera la saison froide dans de bonnes conditions. Découvrez comment protéger les plantes du froid.

1- Protéger les racines.

La plante en hiver se protège d’elle-même. Elle perd ses feuilles et concentre toute son énergie au niveau des racines. Il faut veiller à aider les plus fragiles ( plantes jeunes ou moyennement frileuses) . N’hésitez pas à couvrir le pied des arbres et autres végétaux de matières végétales comme par exemple idéalement des feuilles mortes. Souvent, une bonne protection des racines permet à des végétaux pourtant frileux de repartir au printemps!

Évitez les matières minérales comme les cailloux qui ont tendance à conserver le froid et qui risquent de refroidir davantage la plante.

2- Rentrer les plantes frileuses.

J’en ai fait l’expérience: certaines plantes malgré tout le soin apporté ne supportent pas le froid. C’est la cas par exemple du citronnier ( et pourtant je suis dans le Rhône, loin d’être la région la plus froide!). Il faudra donc les rentrer mais attention, pas dans n’importe quelles conditions! Les plantes passant l’hiver en intérieur doivent être absolument être placées dans des pièces fraîches ( maximum 15°) et lumineuse. Gare sinon aux attaques de cochenilles… L’idéal? Une serre ou une véranda non chauffée…

Saviez-vous qu’il est possible de garder d’une année sur l’autre les plantes dites annuelles ( tomates, piments…)?

Il suffit de les placer dans une pièce lumineuse, à l’abri du froid ( minimum 10°). Toutefois, sous nos latitudes, il est beaucoup plus simple de resemer au printemps plutôt que de faire hiverner artificiellement ces plantes.

3- Le voile d’hivernage.

C’est une solution qui consiste à « couvrir » les végétaux d’un voile afin de limiter les déperditions de chaleur. Il en existe différents modèles selon leur épaisseur. A noter que le voile ne protège pas totalement du gel. Au mieux, il permet de gagner quelques degrés ( 2 ou 3° maximum liés à la transpiration de la plante).

Par exemple à 0°, la plante ressentira 3°. Cela limitera les effets du gel mais à – 15°, les effets seront très limités.

Dans la mesure du possible, on privilégiera donc l’hivernage sous serre ou véranda non chauffée. Cependant, le voile d’hivernage trouvera toute son utilité lorsque cela se révèle impossible.

4- Éliminer les petites branches fragiles des arbres.

Sans tailler à gros coups de sécateur, vous pourrez, pour aider l’arbre à bien redémarrer au printemps, couper les petites branches qui, trop fines, gèleront en hiver. Pour les reconnaître, c’est facile, on peut les plier facilement avec les doigts. Ne les coupez pas à la main! La coupe doit être nette pour éviter que la cicatrice soit une porte d’entrée pour les champignons..

Pour les fleurs, je vous conseille d’attendre la fin de l’hiver: les fleurs fanées et les branches séchées protègent les nouveaux bourgeons de la rudesse de l’hiver!

Vous avez de la menthe et elle fait triste mine? Pas de soucis, c’est normal! N’hésitez pas à la tailler sévèrement, elle repartira de plus belle!

5- Ne laissez pas les feuilles mortes sur la pelouse.

Les feuilles mortes auront toute leur utilité dans le compost, pour créer des nouvelles zones de potager,  ou au pied des plantes pour protéger les racines du froid.

Toutefois, ne les laisser pas joncher votre pelouse. En effet, l’effet « couverture » va empêcher celle-ci de profiter des rayons du soleil en l’étouffant. Rien de tel comme effet désherbant!

 

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