Les échecs en permaculture : une réalité à prendre en compte.

Des terres meubles, de la vie sur le sol, des légumes à profusion.. Voici les principaux arguments qui ont donné à beaucoup de personnes l’envie de cultiver sur buttes ou de créer leurs propres “lasagnes”.

Mais voilà, lorsqu’on met la main à la pâte, on est loin de récolter à tous les coups les fruits de son travail…

De désillusions en désillusions, beaucoup perdent patience, échaudés par les obstacles apparaissant chacun à leur tour.

Tour d’horizon des principaux échecs rencontrés en permaculture …

1- La prolifération des limaces.

Permaculture rime avec paillage. Et qui dit paillage dit très souvent… limaces.

Un endroit abrité et humide avec en prime la restauration ( vos plantes) sur place. Pourquoi s’en priveraient-elles?

C’est tout à fait normal. Vous avez modifié le milieu naturel et il faut un temps d’adaptation avant que tout ne se mette en place.

Afin d’accélérer le processus, n’hésitez pas à installer des fagots de bois au soleil, ce seront les futurs abris des lézards qui se délecteront des gastéropodes.

Si la prolifération est intense, limitez le paillage issus de bois et préférez le paillage de paille, foin, tonte..

2- Les pucerons

Lorsqu’on n’utilise plus de produits chimiques, la vie s’installe et cela peut être vite désagréable lorsqu’on s’aperçoit que notre future récolte sert à nourrir les insectes du quartier!

Dans mon article , vous trouverez toutes les indications pour tenter de cohabiter avec les “suceurs de sève” pacifiquement!

3- Les plants deviennent jaunes et ne poussent que très doucement.

Vous vous attendiez à une croissance exponentielle et à des légumes à profusion. Vous voici donc dubitatifs devant ce plant qui peine à grandir. Pire les feuilles jaunissent!

Pas de panique, la plante souffre probablement de ce qu’on appelle “la faim d’azote”: Pour se décomposer les éléments du sol ( comme votre paillage) ont besoin d’azote présents dans la terre. Celui ci est prélevé en priorité. S’il n’en reste pas suffisamment dans votre sol , votre plant peinera à pousser.

Pour ma part, j’ai pris le parti d’intervenir le moins possible. Mon astuce est de mélanger les végétaux et de les planter à différents endroits du jardin. Ainsi chaque plante optimisera son développement selon les conditions qui lui sont favorables.

En hiver, n’hésitez pas à jeter directement au sol vos épluchures de fruits et légumes: elles enrichiront le sol pour votre prochaine saison.

En pleine saison, un apport de purin d’orties, de prêle pourront aider la croissance des végétaux.

 4- Les aléas climatiques

Orages, vents, grêles… Des heures de travail détruites en quelques minutes. Difficile à vivre.

Force est de constater que devant mère Nature, l’Homme se trouve très rapidement démuni.

C’est là que la permaculture en tant que philosophie se différencie des techniques de jardinage traditionnelles.

Produire beaucoup n’est pas une finalité en soi. L’idée est de profiter de ce que la nature veut bien nous donner. Certaines années, nous croulons sous les fruits et légumes, d’autres années non.

L’idée sous jacente est donc également de créer un écosystème qui puisse produire, malgré les avaries, et se régénérer de lui-même.

La solution est donc de varier au maximum les végétaux dans votre jardin, de penser à leurs emplacements ( contre un mur , protégés par le feuillage d’un arbre etc), pour minimiser l’impact des variations climatiques.

Mais soyons humbles, cela ne suffit pas toujours et la Nature gagne toujours…

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