Les légumes du mois de mars: semis de laitues, roquette, mâche etc

Alors que les semis de tomates commencent un peu partout en France, le légume du mois de mars est bel et bien la salade!Ou bien pour être plus précise, plutôt les salades..Dans cet article, tout sur les semis de laitues, roquette,mâche etc. Zoom sur ces légumes-feuilles et leurs innombrables variétés.

1- Salades , laitues, roquette, mâche etc quelles différences?

Les laitues, roquette, mâche etc font parti de la famille des “salades”. Le terme “salade” regroupe tous les légumes feuilles dont on consomme les feuilles crues!

2- Quand semer?

La période des semis se situe idéalement à la fin de l’hiver à l’extérieur ( fin février/début mars). En intérieur , il est possible de commencer dès janvier.

3- Techniques de semis de laitues, roquette, mâche etc

Les “salades” se sèment volontiers à la volée. On éclaircira au fur et à mesure ( c’est à dire qu’on pourra supprimer des jeunes pousses pour éviter qu’ils ne soient trop rapprochés les uns des autres). On recouvrira légèrement de terre légère.

Précision concernant la mâche: la mâche est une salade capricieuse.. Elle pousse comme bon lui semble. Il n’est pas rare que des graines se mettent à germer dans les allées plutôt que dans le carré potager! Il est conseillé de bien tasser la terre après le semis.

On humidifie le tout et hop c’est parti! La germination est généralement rapide ( comptez 5 à 8 jours).

4- Expositions des semis de laitues, roquette, mâche etc

Les salades ne supportent pas les chaleurs et le soleil brûlant. On privilégiera des expositions à l’Est ou à l’Ouest surtout en été. Le risque? Une salade qui a trop chaud va monter très rapidement en graines!

Les salades, si elles ne sont pas plantées en pleine terre, devront être arrosées régulièrement. Pour cela, il suffit de juger de la bonne tenue des feuilles. Si elles s’affaissent, elles manquent d’eau. Attention, toutefois à ne pas les noyer! La terre doit être juste humide au toucher.

5- Pleine terre ou pas?

Pour ma part tout dépend.. J’ai fait le choix d’effectuer les semis de laitues/ chicorées dans un bac et la roquette  ou la mâche par exemple en pleine terre.

Les laitues et les chicorées sont les cibles de multitudes d’insectes, rongeurs etc. Sans protections, la récolte peut être rapidement dévastée. J’ai choisi donc de les cultiver en hauteur.

La roquette et la mâche semblent plus résistantes. Leu goût peut être plus prononcé y est peut être pour quelque chose..

5- Quand récolter ?

Pour les laitues , la roquette et la mâche, ma technique est de prélever les feuilles au fur et à mesure sans arracher le plant. En effet, la plante va continuer ainsi à créer de nouvelles pousses . Cela me permet également d’éviter le gaspillage: nous sommes peu nombreux au foyer et une salade entière c’est décidément trop!

Cette technique a également un autre avantage ..  A voir dans le point suivant!

Les chicorées se prêtent moins bien à cette technique.

6- Récupérer les graines

Les “salades” en général se resèment très bien… toutes seules! Et oui, une fois leur cycle terminé, elles fleuriront.

Cela vaut pour les salades dont vous aurez prélevé les feuilles au fur et à mesure!

De nombreuses graines tomberont au sol et germeront d’elles-mêmes le moment venu. C’est pourquoi je vous conseille d’installer vos plants dès le début dans un endroit où elles pourront s’y plaire d’elles-mêmes plusieurs années de suite…

 

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Aménager un nouveau terrain en permaculture.

Vous venez d’emménager dans une nouvelle maison et le terrain est en friche? Vous ne savez pas par quel bout commencer? Dans cet article, vous trouverez quelques conseils pour aménager un nouveau terrain en permaculture , appelé aussi le design en permaculture.

1- Cerner vos envies.

C’est la 1ère étape. Que souhaitez vous installer sur votre parcelle?

Un potager seul ou accompagné:

– d’arbres fruitiers.

– d’un poulailler.

– d’un bassin.

2- Le “design” en permaculture.

Une fois vos envies cernées, la seconde étape consistera à placer correctement chaque élément. C’est l’étape fondamentale sur laquelle il vous faudra réfléchir longuement. Ne la négligez pas! La précipitation vous coûtera en énergie, en temps et en argent. Tout recommencer serait dommage!

Voici une liste (non exhaustive)  des éléments à prendre en considération:

– Si vous plantez des arbres, pensez à la future ombre qu’ils généreront et à leur taille à maturité.

– Votre potager devra profiter de plusieurs heures d’ensoleillement. Attention donc à ne pas le prévoir sous futur arbre qui créera beaucoup d’ombre!

– Poulailler et potager ne font pas bon ménage, chacun son emplacement!

– Le bassin sera éloigné des arbres pour éviter la pollution des feuilles/pollens.

– Pensez à la circulation dans votre potager. Prévoir des allées sous peine de devoir piétiner vos futures plantations!

3- Créer un terrain favorable pour ses futures plantations.

Un conseil:  mieux vaut parfois commencer petit plutôt que de se lancer dans un chantier chronophage et fastidieux.

Si l’espace que vous souhaitez consacrer à votre potager est conséquent, je vous conseille de le diviser en plusieurs espaces. Délimitez chaque espace comme par exemple expliqué ici.

Concentrez vous au fur et à mesure sur chaque espace.

Sur 1 ou 2 espaces, si vous souhaitez rapidement vous lancer au jardin, vous pourrez y consacrer du temps et de l’énergie selon les techniques traditionnelles de jardinage: désherbage, terre retournée, apport de fumier.

Sur les autres espaces, laissez la nature travailler à votre place pour aménager un terrain en permaculture sans efforts!

Pour désherbez rien de plus simple: recouvrez de cartons quelques semaines. Le manque de lumière empêchera la croissance des végétaux.

Une fois la terre nue, recouvrez la de tout élément végétal sous la main. Tonte, feuilles mortes, déchets de cuisine ( uniquement végétal). Tout fera l’affaire! L’important est de couvrir la surface du sol pour créer des conditions optimales à la vie. Insectes et vers de terre se feront un plaisir de travailler le sol pour vous.

Une autre technique consiste à ameublir la terre en cultivant des pommes de terre. Toutes les étapes ici.

Une fois la terre ameublie après quelques mois, elle sera prête à accueillir vos plantations.

A noter: vous pouvez également tenter sur vos espaces les cultures sur butte et en lasagnes sur des parcelles délaissées. Ce sont des techniques qui ont leurs avantages et leurs limites. Mon avis ici.

4- Choisir ses semis.

Lorsqu’on débute, c’est simple, on a littéralement envie de tout faire pousser.

Se procurer des graines peut s’avérer onéreux surtout lorsque l’on se rend compte une fois récoltée que personne à la maison n’aime le légume en question!

Choisissez selon vos goûts et n’hésitez pas à varier les saveurs au sein d’une même espèce! Il existe une infinité de variétés de tomates, courgettes, salades!

5- Penser son potager dans la durée.

Rien de plus satisfaisant que de recueillir les graines de ses propres légumes et de leur redonner vie les années suivantes…

N’hésitez pas non plus à ne pas tout récolter: laissez des plants en place ou des fruits au sol permettra un semis spontané lorsque celles ci monteront en graines.

 

Le design en permaculture sur votre terrain se développera grâce à vos observations et à vos expériences. A vous de jouer!

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Les échecs en permaculture : une réalité à prendre en compte.

Des terres meubles, de la vie sur le sol, des légumes à profusion.. Voici les principaux arguments qui ont donné à beaucoup de personnes l’envie de cultiver sur buttes ou de créer leurs propres “lasagnes”.

Mais voilà, lorsqu’on met la main à la pâte, on est loin de récolter à tous les coups les fruits de son travail…

De désillusions en désillusions, beaucoup perdent patience, échaudés par les obstacles apparaissant chacun à leur tour.

Tour d’horizon des principaux échecs rencontrés en permaculture …

1- La prolifération des limaces.

Permaculture rime avec paillage. Et qui dit paillage dit très souvent… limaces.

Un endroit abrité et humide avec en prime la restauration ( vos plantes) sur place. Pourquoi s’en priveraient-elles?

C’est tout à fait normal. Vous avez modifié le milieu naturel et il faut un temps d’adaptation avant que tout ne se mette en place.

Afin d’accélérer le processus, n’hésitez pas à installer des fagots de bois au soleil, ce seront les futurs abris des lézards qui se délecteront des gastéropodes.

Si la prolifération est intense, limitez le paillage issus de bois et préférez le paillage de paille, foin, tonte..

2- Les pucerons

Lorsqu’on n’utilise plus de produits chimiques, la vie s’installe et cela peut être vite désagréable lorsqu’on s’aperçoit que notre future récolte sert à nourrir les insectes du quartier!

Dans mon article , vous trouverez toutes les indications pour tenter de cohabiter avec les “suceurs de sève” pacifiquement!

3- Les plants deviennent jaunes et ne poussent que très doucement.

Vous vous attendiez à une croissance exponentielle et à des légumes à profusion. Vous voici donc dubitatifs devant ce plant qui peine à grandir. Pire les feuilles jaunissent!

Pas de panique, la plante souffre probablement de ce qu’on appelle “la faim d’azote”: Pour se décomposer les éléments du sol ( comme votre paillage) ont besoin d’azote présents dans la terre. Celui ci est prélevé en priorité. S’il n’en reste pas suffisamment dans votre sol , votre plant peinera à pousser.

Pour ma part, j’ai pris le parti d’intervenir le moins possible. Mon astuce est de mélanger les végétaux et de les planter à différents endroits du jardin. Ainsi chaque plante optimisera son développement selon les conditions qui lui sont favorables.

En hiver, n’hésitez pas à jeter directement au sol vos épluchures de fruits et légumes: elles enrichiront le sol pour votre prochaine saison.

En pleine saison, un apport de purin d’orties, de prêle pourront aider la croissance des végétaux.

 4- Les aléas climatiques

Orages, vents, grêles… Des heures de travail détruites en quelques minutes. Difficile à vivre.

Force est de constater que devant mère Nature, l’Homme se trouve très rapidement démuni.

C’est là que la permaculture en tant que philosophie se différencie des techniques de jardinage traditionnelles.

Produire beaucoup n’est pas une finalité en soi. L’idée est de profiter de ce que la nature veut bien nous donner. Certaines années, nous croulons sous les fruits et légumes, d’autres années non.

L’idée sous jacente est donc également de créer un écosystème qui puisse produire, malgré les avaries, et se régénérer de lui-même.

La solution est donc de varier au maximum les végétaux dans votre jardin, de penser à leurs emplacements ( contre un mur , protégés par le feuillage d’un arbre etc), pour minimiser l’impact des variations climatiques.

Mais soyons humbles, cela ne suffit pas toujours et la Nature gagne toujours…

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